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Olivier Cassegrain, l’homme du réseau Longchamp

Olivier Cassegrain, 38 ans est l’un des trois enfants de Jean Cassegrain, fondateur de Longchamp en 1948. Aujourd’hui, il dirige les huit boutiques américaines de la marque française qui sort d’une cure de jouvence réussie.

Il se dit plutôt content d’avoir mis un océan entre lui et la maison-mère. « En France, explique-t-il, mes oncles et tantes travaillent pour Longchamp. Ma sœur s’occupe du style, mon frère gère la finance et ma mère est responsable des boutiques européennes. » Il ajoute : « Le week-end, lorsque la famille se réunit, on parle bureau. C’est famille et travail 24 heures sur 24. »
Son arrivée à New York, en 1999, lui a permis de « prendre un peu de recul », tout en se passionnant pour ce qu’il fait. Cet ancien élève de l’école hôtelière de Montreux en Suisse, connaît son Longchamp sur le bout des doigts. Après la rupture de la joint venture américaine avec son partenaire Tumi, il est venu ouvrir la première boutique Longchamp, sur l’avenue Madison à New York. Il a ensuite déniché d’autres emplacements sur le territoire américain et ne cesse depuis de développer le réseau. La prochaine inauguration se fera dans le centre commercial d’Oyster Bay sur Long Island cet automne. Il pense ensuite à Chicago et Los Angeles. « J’ai ici un potentiel de 10 à 15 autres boutiques », assure-t-il.

Olivier Cassegrain s’intéresse aussi au développement de la marque sur Internet. « Je ne voulais pas d’un entrepôt au milieu des États-Unis, précise-t-il. Je désirais que les clients en ligne se sentent dans une vraie boutique Longchamp. » Il a peu à peu appris les règles du jeu de l’Internet. Il a assoupli sa politique d’échanges et de remboursements pour faciliter la vie de l’internaute. Et dans la foulée, il a convaincu la France de suivre le mouvement.

Olivier Cassegrain chevauche avec de plus en plus d’aisance la frontière franco-américaine. Il a ainsi réclamé pour les États-Unis des portefeuilles adaptés aux cartes de crédit américaines. Et promeut maintenant les fameux portefeuilles, à Paris, pour le touriste américain…

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