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Ouverture du sommet sur le développement durable à Rio

Le sommet sur le développement durable Rio+20, qui réunit pendant trois jours 86 chefs d’Etat et de gouvernement et nombre de ministres, s’est ouvert mercredi à Rio de Janeiro.

191 membres de l’ONU, dont l’Union européenne et la Palestine, participent à ce sommet qui veut lancer des pistes pour préserver la planète et améliorer en même temps la vie des ses habitants les plus pauvres. Il fait suite au Sommet de la Terre, en 1992 dans la même ville de Rio, et à celui de Johannesburg, il y a 10 ans.

Un petit film de trois minutes, “L’état de la planète, bienvenue dans l’anthropocène”, a montré les dégâts occasionnés par les hommes pendant cette période chronologique commençant à la révolution industrielle.

Une jeune étudiante néo-zélandaise de 17 ans, Brittany Trifold, a ensuite interpellé les grands de ce monde : “J’ai du feu dans mon coeur, je suis en colère contre l’état du monde”, a-t-elle lancé. “Etes-vous ici pour vous sauver la face, ou pour nous sauver ?”, a-t-elle conclu, chaleureusement applaudie.

Ban Ki-moon a pris la parole pour souligner que, depuis le sommet de la Terre de 1992, “le progrès a été trop lent”. “Nous avons une deuxième chance”, a-t-il ajouté, se réjouissant que les négociations sur un texte d’engagement de tous les pays du monde “aient abouti (mardi) à un succès”.

Ce texte en 50 pages, durement négocié, propose notamment un renforcement du Programme des Nations-Unies pour l’environnement (PNUE), pour lui donner plus d’efficacité, et une définition d’ici trois ans d’objectifs du développement durable, du type des objectifs du Millénaire pour le développement, qui viennent à échéance en 2015.

“Nous sommes en route pour un accord historique, le monde nous regarde pour voir si les mots se traduiront en action, comme cela doit être”, a dit le secrétaire général de l’ONU. “Rio+20 n’est pas une fin mais un début, il est temps pour nous tous de penser globalement et sur le long terme, à partir de maintenant, ici à Rio, parce que le temps qui passe n’est pas de notre côté”.

Après les prises de parole des “grands groupes”, représentant la société civile, devrait commencer la longue liste des discours des pays membres des Nations-unies. Le premier à s’adresser à l’assistance sera le président du Tadjikistan, Emomali Rakhmon, suivi de Robert Mugabe, président du Zimbabwe.

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