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Pape Sy, l’invité surprise de la NBA

Peu connu en France, le jeune basketteur Pape Sy (22 ans – 1m99 – 81kg) vient pourtant de rejoindre le cercle très fermé des Français qui évoluent en NBA. Son transfert du Havre aux Atlanta Hawks est déjà considéré comme l’une des plus grosses surprises de l’histoire de la NBA. Entretien.

France-Amérique : Est-ce que vous réalisez que vous venez de signer dans une équipe NBA, le rêve de tout basketteur professionnel français?

Pape Sy : C’est vrai que ça me fait bizarre d’être aux côtés de joueurs que j’avais l’habitude de regarder à la télévision en France ! Mais avec les entraînements qui ont repris, je suis vite entré dans le vif du sujet, et je n’ai plus le temps de réfléchir. Il va falloir que je sois vite au niveau.

F.A. : En vous inscrivant à la Draft – sélection des jeunes joueurs qui intégreront la NBA -, est-ce que vous imaginiez déjà être signé par un club ?

P.S. : Quand je m’étais rendu à Atlanta pour le camp d’entraînement d’été, il m’avait dit qu’il m’appréciait beaucoup et qu’il y avait une place à prendre. Mais jamais il ne m’avait annoncé qu’il me signerait. Encore moins pour trois ans.

F.A. : Vous vous êtes d’ailleurs envolé à Atlanta avec vos propres moyens sans passer par les circuits habituels ?

P.S. : Oui, je me suis payé le voyage avec mes agents parce que je savais que le club envisageait de me recruter. Il fallait que je saisisse ma chance.

F.A. : En quoi votre profil les intéressait ?

P.S. : D’abord pour ma polyvalence. Je peux jouer arrière ou meneur. Et puis, je crois qu’il apprécie la manière dont je manie le ballon malgré ma grande taille.

F.A. : Quel est votre objectif  pour cette saison ? Savez-vous déjà quel sera votre temps de jeu ?

P.S. : Non, nous n’avons pas encore parlé de tout ça. C’est vraiment le grand saut, je ne sais pas du tout à quoi m’attendre. Je sais que l’adaptation ne sera pas facile. C’est sûr que si je n’ai pas beaucoup de temps de jeu, et que je manque de rythme, il se peut que je joue en D-League (ligue mineur).

F.A. : Avez-vous parlé avec les onze autres Français qui évoluent en NBA, notamment Boris Diaw qui a déjà joué à Atlanta?

P.S. : Oui, j’ai eu plusieurs fois Boris au téléphone. Il est très ami avec ma grande soeur. C’était vraiment bien d’avoir ses conseils. J’ai aussi discuté avec Rodrigue Beaubois que j’ai connu en équipe de France espoir, et Ian Mahinmi.

F.A. : Comment se passe votre adaptation à la vie quotidienne à Atlanta?

P.S. : Je ne parle pas encore très bien anglais donc j’ai un peu de mal.  Mais je sens déjà que je progresse ! Je ne connais aucun Français à Atlanta. Au moins, j’apprendrai vite.

 

 

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