Subscribe

Patrick Bruel

 

Vous vous souvenez des titres « Casser la voix » ou encore « Place des grands hommes » ? C’était en 1989, année durant laquelle Patrick Bruel devient un incontournable de la chanson française avec son album « Alors regarde ». En quelques années, il se transforme en un véritable phénomène médiatique. Adulé des foules, il compte des centaines de groupies, souvent jeunes, qui donneraient tout pour l’approcher. C’est le début de la « Bruelmania ». Depuis Patrick a fait son chemin et surtout remporté le pari de séduire une audience plus large, avec notamment son avant-dernier album, une compilation de reprise de chansons de l’entre-deux-guerres, sobrement titré « Entre-deux », qui l’a propulsé sur les grandes scènes françaises. Aujourd’hui en tournée en France avec un dernier album plus personnel « Des souvenirs devant », Patrick ironise : « Ce n’est peut-être plus l’époque « Bruelmania », mais c’est quand même fou ce qui se passe sur la tournée. Je ne voudrai pas passer pour un mythomane, mais il faudrait que vous le voyiez pour y croire ! ». Quand on lui demande comment il explique la relation qu’il entretient avec ses fans de la première heure, Patrick avoue sans fard : « 98 % de mes chansons parlent de moi. Ce qui m’intéresse c’est de toucher les gens. Et pour cela, je n’hésite pas à m’inspirer de mes propres histoires d’amour. Ou à parler de mes racines et de ma famille. »

 

Les débuts

Né à en 1960 en Algérie, sa famille est contrainte, comme tous les pieds-noirs, deux ans après l’indépendance de l’Algérie, de quitter le pays. En France, il découvre très jeune la musique. « J’ai été bercé dès l’enfance par les disques des grands de la chanson française. J’ai été influencé très tôt par Jacques Brel, Serge Gainsbourg ou encore Georges Brassens. Mais la vraie révélation pour moi a eu lieu lors d’un concert de Serge Reggiani, le premier artiste que j’ai vu sur scène en 1969 à Bobino. » Les années passent et il n’est pas rare de retrouver le jeune, de son premier nom Patrick Benguigui, et sa bande passer des samedis soirs entiers à reprendre à la guitare les morceaux de ces artistes. Outre la musique, c’est très vite le théâtre et le cinéma qui l’intéressent. On le connaît pour ses rôles dans P.R.O.F.S avec Fabrice Luchini (1985), dans Le Jaguar de Francis Veber (1996) et plus récemment dans Une vie à t’attendre avec Nathalie Baye (2004). S’il devait choisir entre ses deux passions, Patrick répond « c’est un choix impossible pour moi. Le cinéma et la musique se nourrissent l’un et l’autre. Ce que je fais sur scène me sert pour mon jeu d’acteur. »

De la France aux États-Unis

« On m’a proposé une tournée américaine et je ne pouvais pas refuser. J’ai une vraie histoire d’amour avec les États-Unis. » À vingt ans, il passe un an à New York « pour vivre le grand rêve américain » confie-t-il. « Cette expérience m’a beaucoup appris, et m’a toujours beaucoup influencé. Les États-Unis m’ont prouvé que tout est possible ! » dit le chanteur qui se produira en juin à San Francisco, Los Angeles, Miami et New York. Patrick dit mieux connaître la Cote Ouest que la Cote Est. Professionnel du poker et titré Champion du monde en 1998, il a passé beaucoup de son temps à Las Vegas et L.A. . C’est la première fois qu’il sera scène aux Etats-Unis : « J’appréhende un peu ; il s’agit d’un public que je connais moins. Je ne sais pas trop à quoi m’attendre, mais je m’adapterai et donnerai le meilleur de moi-même, ça fait partie du défi. ».

Patrick Bruel : à San Francisco le 4 juin au Masonic Center ; à Los Angeles le 6 juin au Wilshire Theater ; à Miami le 12 juin au James Knight Center et à New York le 14 juin au Beacon Theater.

Pour plus d’informations : www.bruelusa.com

Retrouvez plusieurs extraits de clips et de concerts sur son site officiel ww.patrickbruel.com




Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Related