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Radiographie des préoccupations des Français de l’Ouest américain

Deux cent cinquante expatriés de la côte Ouest ont répondu au sondage mis en ligne par la plateforme Internet du Mouvement démocrate des Français de l’étranger. Une consultation qui concerne notamment des questions d’éducation. Le groupe espère ainsi mieux représenter les électeurs à l’Assemblée des Français de l’étranger.

Près de la moitié des enfants de nationalité française de l’Ouest américain ne suivraient aucun enseignement de leur langue maternelle. C’est ce que révèle un sondage préparé par le Mouvement démocrate des Français de l’étranger (Modem) et auxquels ont répondu de façon volontaire et anonyme plus de 250 expatriés (il y a environ 24 000 inscrits sur les listes électorales dans la circonscription de San Francisco). Franck Barrat, représentant élu à l’Assemblée des Français de l’étranger (AFE) depuis un an, est à l’origine de l’étude.  Agréablement surpris par le nombre de réponses, il compte bien les utiliser comme “une base argumentaire pour défendre nos propositions, notamment pour le système d’obtention de bourses scolaires”.

Les parents qui font l’effort financier d’inscrire leurs enfants dans des établissements privés franco-américains estiment pour 84% d’entres eux que leur coût est trop élevé. Pour la moitié des sondés, les aides ne sont également pas suffisantes. Et il n’y a pas de réelles alternatives. En effet, le niveau des cours de français au sein d’établissements publics américains est trop faible pour des enfants francophones. Les initiatives telles que Education Francaise Bay Area, qui offrent avec succès des programmes d’after-schools, n’ont ni les moyens ni la volonté de rivaliser avec le cursus d’écoles bilingues privées.

Ce qui remet sur le tapis le débat de la  prise en charge des frais de scolarité, pour l’instant limitée aux classes de lycée.  Franck Barrat défend la position selon laquelle l’enseignement du français devrait être gratuit jusqu’à la 6e (11-12 ans). “Les aides aux familles devraient être du ressort de l’Education nationale, car c’est une continuation du service public, estime-t-il.  C’est actuellement le ministère des Affaires étrangères qui en a la charge, or il dispose d’un tout petit budget. Un partage des frais nous semble la solution la plus logique.”

Dans un autre registre, le sondage met en avant aussi  la difficulté d’accès aux services consulaires pour les expatriés vivant parfois à 100 miles ou plus, notamment pour le renouvellement du passeport. “L’Ouest américain est un territoire immense, et Internet est sous-utilisé par les services consulaires”, estime Franck Barrat. Selon lui, répondre aux questions des internautes et mettre certains formulaires en ligne comme  semblent le réclamer les expatriés ne nécessiterait pas forcément de personnel supplémentaire.

La fiscalité,  la couverture sociale et les activités culturelles sont des thématiques également abordées dans ce sondage.

Pour plus d’informations :

Le sondage

http://lesdemocratesusa.com/site/

 

 

 

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