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Rencontre avec Cécilia Attias, expatriée presque ordinaire

A l’occasion de la sortie de son livre, Cécilia Attias a accueilli France-Amérique dans son appartement new-yorkais pour évoquer avec elle sa vie aux Etats-Unis. Rencontre.

“Ce n’est pas facile de trouver du bon pain ici. La boulangerie Kayser est délicieuse mais c’est hors de prix”. Comme bon nombre d’expatriés aux Etats-Unis, Cécilia Attias n’a pas complètement abandonné ses habitudes alimentaires françaises. Mme Attias s’est installée à New York en 2008 semble mèner une vie paisible aux Etats-Unis, loin du microcosme politique parisien et des caméras. Pourtant, rarement un déménagement aux Etats-Unis n’aura fait couler autant d’encre.

Lorsqu’en 2008, Cécilia Attias quitte la France et Nicolas Sarkozy, c’est pour rejoindre Richard Attias, homme d’affaire et fondateur du New York Forum, un espace de rencontre et de débats dédié aux enjeux de l’économie global. Le couple se marie le 23 mars 2008 au Rockefeller Center, et s’installe définitivement à New York en 2009, après une brève parenthèse à Dubaï. “Je n’ai jamais fui la France. Ma vie a pris un tournant et l’homme que j’ai épousé habitait aux Etats-Unis”, assurre Cécilia Attias. Une histoire d’expatriation presque ordinaire.

Proche de son “clan familial”

Depuis un mois, Cécilia Attias a fait son retour sur la scène médiatique française avec la sortie de son livre Une envie de vérité. Après avoir fait le tour des plateaux de télévisions en France, l’ex-épouse du président se dit satisfaite d’être de retour dans sa nouvelle ville, New York. Assise à côté de son chien sur un grand canapé blanc, devant un feu de cheminée, Cécilia Attias assure qu’elle son livre n’augure en rien un retour en France. “Mon mari et moi avons nos bureaux ici. Et trois de nos quatre enfants vivent aux Etats-Unis”.

Louis, le fils issu de son union avec Nicolas Sarkozy, fréquente la Valley Forge Academy, une école militaire situé en Pennsylvanie, à trente kilomètres de Philadelphie. “Il fait partie des meilleures élèves de sa promotion. Pas mal pour le petit frenchy qui parlait si mal anglais il y a trois ans !”, se réjouit-elle. Judith, la fille aînée de Cécilia Attias, et Alexandra, sa belle-fille, habitent également New York. Son autre fille, Jeanne-Marie habitait à Boston mais est depuis repartie à Dubaï. “Mon clan familal est principalement aux Etats-Unis. Je n’ai aucune raison de partir”. Alors, pourquoi ce livre ? “Pour raconter la vérité de ma vie. L’image qu’on collait sur moi n’était pas la bonne. Mais je n’ai pas écrit ce livre n’est aucunement un règlement de compte”, assure-t-elle.

Madame la députée des Français d’Amérique du Nord ?

Si sa vie personnelle l’a amenée à déménager aux Etats-Unis, l’attrait de Cécilia Attias pour New York remonte bien avant son expatriation. Déjà, en 2005, elle déclarait au New York Times son envie de s’installer ici et de faire son jogging à Central Park. “J’ai toujours aimé cette ville, ce pays, pour le dynamisme, le positivisme qui règne ici”. A dix-huit ans, le bac en poche, Cécilia s’envole pour les Etats-Unis. “J’étais venu chez mon frère ainé, qui partage sa vie entre San Francisco et Washington, suivre un semestre d’études à l’université de Stranford et j’étais déjà tombée amoureuse des Etats-Unis”.

Lorsque Richard Attias, son mari, n’est pas en voyage d’affaires, le couple parcourt les Etats-Unis. “On veut visiter le plus d’Etats possible. On est allé à la La Nouvelle-Orléans, dans le Montana, le Wyoming. On découvre à chaque fois une Amérique différente, incroyable et toujours belle. Je pourrais tout à fait habiter ailleurs qu’à New York. Je me vois bien avoir une maison au fin fond du Colorado, du Montana. Je trouve que la Caroline du sud, et la Géorgie sont aussi sublimes. Je suis très sauvage, je n’ai pas besoin d’une importante vie sociale”.

Pour le moment, la vie de Cécilia Attias est encore très mouventée. Outre les différents voyages où elle accompagne son mari, elle est toujours à la tête de la Cécilia Attias Foundation for Women, un organisme qui promeut de nombreuses associations venant en aide aux femmes. Un travail à temps plein qui ne l’a pas empêchée, en 2012, d’être sollicitée par l’UMP pour se présenter à l’élection du député des Français d’Amérique du Nord. “Des Français installés ici voulaient que je me présente et que je les représente. Je ne l’ai pas fait parce qu’avant même que je me décide, j’étais déjà critiquée dans la presse. C’est une des choses que je trouve déplorable en France. Pourquoi voulez-vous que des gens nouveaux s’engagent en politique s’ils savent qu’ils vont se faire taper dessus avant même d’avoir bougé un doigt ?”.

Cette expérience a-t-elle eu raison de son retour en politique et de sa candidature au poste de député d’Amérique du Nord. “On ne tire jamais un trait sur rien”, conclut-elle.

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