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Richard Ortoli, un apolitique pour contrer les grands partis

Richard Ortoli, conseiller AFE sortant, se positionne en opposant face aux grands partis à New York pour les élections des conseillers consulaires, et présente une liste apolitique, qui a sa place selon lui dans une élection locale.

Français d’Amérique Ensemble avait réuni une petite centaine de personnes vendredi soir pour le lancement de la campagne de la liste menée par Richard Ortoli à New York pour les élections consulaires du 24 mai. “La grande majorité des expatriés ne se sentent ni de gauche, ni de droite mais ils veulent une représentation”. C’est sur ce principe que Richard Ortoli a monté une liste Français d’Amérique Ensemble à New York. Ce mouvement unique en Amérique du Nord et créé entre autres par le troisième homme de la dernière élection législative partielle, Damien Regnard, veut jouer la carte de l’apolitisme. “J’admets, je suis un peu plus de droite. J’ai un point de vue politique, je ne suis pas totalement neutre. Disons que mon portefeuille est à droite et mon cœur à gauche. Au niveau local, c’est jouable de ne pas être dans un parti”.

Richard Ortoli affirme avoir été contacté par l’UMP pour être la tête de liste du parti à New York. “L’UMP, notamment par le biais du suppléant de Frédéric Lefebvre, Olivier Piton, est venu quatre fois me demander de les représenter aux élections consulaires, et j’ai toujours refusé. Si j’avais accepté l’UMP, j’aurais perdu toute crédibilité. D’autant que je suis contre la politisation de l’UFE”. Cette association pour les Français de l’étranger qui se veut apolitique mais qui a historiquement toujours penché à droite, s’est en effet engagée auprès de l’UMP à l’échelle mondiale. “Je sens un désaccord assez profond au sein de l’UFE du fait de cette alliance. Beaucoup de gens m’ont dit qu’ils trouvent incohérent qu’une association s’affilie à un parti”.

Mobiliser pour remporter l’élection

Conscient qu’il ne convaincra pas les militants de l’UMP et du PS, Richard Ortoli veut capitaliser sur les électeurs qui ne veulent plus des “deux partis qui ont mené la France à la ruine”. Selon lui, Français d’Amérique ensemble peut remporter jusqu’à trois sièges de conseillers consulaires sur les cinq en jeu à New York.  deux délégués consulaires seront également élus, Ndlr).

Une fois élu, Richard Ortoli affirme qu’il ne cherchera pas à devenir sénateur des Français de l’étranger, un poste très convoité par les élus AFE et par les futurs conseillers consulaires. Le candidat regrette que la récente réforme de la représentation des Français de l’étranger mise en œuvre par le PS “vise davantage à assurer à la gauche une structure qui lui permette de gagner quelques sièges au Sénat”.

Sa liste, Richard Ortoli l’a composée avec des Français qui ne se sont pour la plupart jamais engagés en politique. “Ce sont tous des gens qui ont beaucoup donné à notre communauté”, affirme-t-il. Conscient que la campagne risque d’être difficile pour un candidat sans étiquette dans une élection dont peu d’électeurs connaissent même l’existence, Richard Ortoli veut miser sur “son réseau associatif et celui de ces colisitiers”. Une tactique qui le mènera à la victoire selon lui : “Celui qui arrivera à mobiliser le plus gagnera cette élection”.

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