Subscribe

Robert Chavez

France-Amérique : Quelle est l’importance d’Hermès aux États-Unis ?

Robert Chavez : Nous avons 16 boutiques aux États-Unis, toutes dessinées par Rena Dumas, implantées dans les grandes villes comme Los Angeles ou San Francisco, et un volume d’affaires important sur l’Internet. Cela fait maintenant cinq ans que nous sommes vraiment présents ici, même si notre présence sur le territoire américain remonte au début du XXe siècle avec un corner chez Dobbs. Nous avons aussi des corners dans certains grands magasins, un coin cravates chez Bergdorf Goodman par exemple. Quant à la vente en ligne, elle a vraiment démarré ici aux États-Unis. Nous vendons très bien les cravates, les carrés, mais aussi les parfums, les bracelets en émail et des produits innovants comme les serviettes de plage ou les lignes pour bébé. Le commerce sur le web excède ici la vente en boutique.

France-Amérique : Vous venez d’ouvrir une boutique à Wall Street. Pourquoi avoir choisi ce quartier ?

Robert Chavez : Après Madison Avenue, nous voulions un autre emplacement à New York. Soho ne nous semblait pas adapté. C’est un quartier de week-end et nous voulions un lieu actif pendant la semaine. Personnellement, j’habite downtown près de Greenwich Avenue et ce quartier en pleine effervescence devient de plus en plus résidentiel tout en continuant à attirer les touristes. Nous allons faire de cette boutique une devanture pour montrer ce qu’Hermès fait aujourd’hui, le prêt-à-porter, mais aussi les accessoires en cuir, et bien sûr les cravates qui couvrent dans la boutique de Wall Street un mur entier.

France-Amérique : Qui sont vos clients?

Robert Chavez : Ce sont des Américains plutôt éduqués et sophistiqués. Nous avons d’ailleurs assez peu souffert du « French bashing » il y a quatre ans. Ce sont des clients qui apprécient l’artisanat, la qualité. Ils sont différents à Los Angeles ou Boston, mais partagent ce goût pour la qualité, voire la mode. Des jeunes femmes porteront aujourd’hui le fameux carré en boléro. Ici aux États-Unis, nos clients sont plus jeunes qu’en Europe.

France-Amérique : Dans quels secteurs pensez-vous étendre la marque ici ?

Robert Chavez : Je crois qu’il y a un fort potentiel dans des catégories où Hermès est méconnu — notamment les bijoux en émail, les accessoires de décoration en bois ou en verre, ou le linge pour la maison — sont autant de secteurs à développer.

France-Amérique : Quels sont vos objectifs?

Robert Chavez : Aujourd’hui Hermès US représente 17% du chiffre d’affaires total; nous aimerions relever ce pourcentage à 25.

 

 

 

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Related