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Séisme au Chili : une dizaine de Français sur l’île Robinson Crusoé

Un groupe d’une dizaine d’archéologues sous-marins français se trouve depuis plusieurs jours sur l’île Robinson Crusoé, touchée par la vague consécutive au séisme au large du Chili, avait annoncé par téléphone à l’AFP, il y a 48H, le responsable de ce groupe, Arnaud de Cazenave de la Roche.

Ces scientifiques mènent depuis quelques jours et pendant un mois, des recherches dans la baie Cumberland de Robinson Crusoé (600 habitants et 93 km2) pour retrouver les vestiges d’un trois-mâts espagnol du XVIIe siècle.

Ce galion, le San Martin, fleuron de la flotte espagnole, sombra dans une tempête en 1634, avait précisé à l’AFP, depuis l’île et par téléphone, le directeur scientifique de l’expédition, Arnaud Cazenave de la Roche, qui appartient à la Société d’Etudes en Archéologie Subaquatique (SEAS) basée à Oletta en Corse.

Les Français ont commencé leurs plongées au début de la semaine avec une dizaines d’homologues chiliens de la Fondation de l’Archipel Juan Fernandez.

L’archipel qui se trouve en plein Pacifique, à 634 km des côtes chiliennes, regroupe 2 îles, Robinson Crusoé et Alajandro Selkirk, ainsi qu’un îlot, Santa Clara.

Les habitants de Robinson (île volcanique dominée par le sommet “El Yunque” de 916 mètres) sont regroupés dans le village Juan Bautista, devant la baie Cumberland où les archéologues mènent leurs recherches par 30m de fond.

“Nous avons déjà trouvé une jarre à olives en céramique et un écubier (pièce en plomb pour le passage de la chaîne d’ancre). Mais nos travaux ne font que commencer. La plus grande partie de l’épave longue de 30 à 35 mètres, repose sous une couche de sédiments accumulée au cours des siècles”, avait indiqué Arnaud Cazenave de la Roche.

“Cette épave du XVIIe siècle est unique en Amérique du sud”, avait-il souligné.

L’île Robinson tient son nom du personnage de Daniel Defoe.

L’écrivain britannique avait pris pour modèle de Robinson un marin écossais, Alexander Selkirk, qui à la suite d’un différend avec son capitaine, avait été abandonné sur l’île du Pacifique alors inhabitée, en 1704.

Mais Defoe, pour faire bénéficier son héros et ses lecteurs d’un climat plus tropical, avait situé l’île de Robinson en Atlantique, au large de l’embouchure de l’Orénoque (Venezuela).

Toutes les tentatives faites par l’AFP samedi pour joindre les archéologues français par téléphone à Robinson Crusoé sont demeurées vaines.

 

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