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Shakespeare en version française et déjantée à New York

En tournée depuis 2005 dans le monde entier, la compagnie Irina Brook se déplace à New York pour présenter son nouveau spectacle du 3 au 7 novembre au MaMa Theâtre. En Attendant le Songe est une adaptation déjantée du Songe d’une nuit d’été de William Shakespeare qui fait la part belle au minimalisme et à la dérision. Entretien avec l’acteur Gérald Papasian.

 

Présentée pour la première fois en 2005, la pièce a été jouée plus de 300 fois en France et à l’étranger, comment expliquez-vous ce succès international ?
Shakespeare fait toujours recette, il reste le numéro 1 de la programmation théâtrale. Songe d’une nuit d’été est une pièce appréciée du public et associée au nom d’Irina Brook, le ticket d’entrée est gagnant.

Quel est le but de cette escale new-yorkaise ?
Cette escale permet de créer un pont entre les Etats Unis et la France. New York est une ville qui donne de l’énergie dont on peut se nourrir. Elle motive énormement.

Vous adaptez Songe d’une nuit d’été de manière espiègle et libérée, travaillant avec peu d’éléments scéniques. Pourquoi cette démarche  ?
La compagnie Irina Brook crée des spectacles pour amuser les spectateurs avec peu de moyens et quelques acteurs. En clair, revenir à l’essence même du théâtre, à sa simplicité. Cette pièce repose, ainsi, uniquement sur les épaules des acteurs. Sans apriori ni intellectualisation, c’est avant tout le plaisir ludique qui guide cette adaptation.

Quel rôle interprètez-vous?
J’interprète deux rôles. Celui de Démétrius, un homme promis à Hermia alors que celle ci est amoureuse de Lysandre. Et Bottom, un humain transformé en âne par le roi des fées. Ensorcelée, la Reine des fées tombe amoureuse de cet âne. Je passe d’un personnage à l’autre tout au long de la pièce.

La pièce est uniquement jouée par des hommes. Pourquoi cette particularité ?
Irina Brook souhaitait raconter cette histoire avec un certain sens de l’humour que des hommes pouvaient plus facilement incarner. Avec des femmes, cela aurait été trop violent et moins drôle. Par ailleurs, c’est intéressant pour les spectatrices de voir un homme interpréter les émotions d’une femme. Et cela reste drôle sans être caricatural car on ne joue pas les « folles ».

En France, vous avez presenté cette pièce à des spectateurs peu habitués à la culture théâtrale. Comment ce public a-t-il réagi ?
C’est un vrai plaisir de pouvoir jouer devant un public qui ne s’attendait pas à s’amuser autant avec un texte de Shakespeare. Le spectacle se termine parfois comme un concert de rock, l’accueil est dithyrambique. Les retours sont toujours les mêmes, « On se savait pas que Shakespeare était aussi amusant », ou encore « C’est vraiment du Shakespeare ? ». Ils en viennent à aimer Shakespeare et le théâtre en général !

Quelle est la prochaine étape du spectacle ?

On sera le 10 novembre au Nord de Québec City et le 12 novembre dans la banlieue de Montréal. Puis, le spectacle sera presenté à Paris en décembre.

Quels sont vos autres projets ?

Je continue à monter des spectacles en parallèle de la compagnie d’Irina Brook. En effet, j’aime faire partager au grand public des œuvres et des auteurs méconnus tels que Dikran Tchouhadjian et George Bernard Shaw.

 

Infos pratiques

Du 3 au 7 novembre au Théâtre La MaMa, 74A East 4th Street New York>
La pièce est présentée en français avec les sous-titres en anglais
Adultes 24$  Etudiants et Seniors 19$
www.lamama.org

 

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