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Territoires et climats

«De plusieurs, faisons un” : l’autre devise américaine, qui allie diversité et unité, résume l’environnement complexe auquel un nouvel arrivant se trouve confronté. En termes de climat, de paysage, de rythme de vie et de réglementation, les États-Unis prennent souvent des allures de puzzle, qu’il s’agit de savoir appréhender pour en exploiter la richesse.

Avec une superficie de 9,4 millions de km2 – plus de dix-sept fois la France métropolitaine – les États-Unis constituent le 4e État le plus grand de la planète. 4500 km et quatre fuseaux horaires séparent la côte Est, baignée par l’océan Atlantique, de la côte Ouest et de l’océan Pacifique. Il faut parcourir 2500 km pour relier la frontière du Canada à celle du Mexique, la plus fréquentée au monde.

Une mosaïque de climats

Au sein de cette vaste étendue cohabitent des reliefs et des climats très variés, qui ont façonné des paysages tout aussi différents. Le relief américain est composé de deux grands massifs montagneux : les Montagnes Rocheuses à l’Ouest et les Appalaches à l’Est. Au centre, une plaine s’étend du golfe du Mexique aux Grands Lacs.

Cette organisation méridienne du relief expose le territoire américain aux masses d’air polaire et tropical, et à des excès climatiques : ne croyez pas être à l’abri du gel polaire en Floride, ou de la canicule dans le Nord Est… Le territoire des États-Unis offre une grande diversité climatique : seul le climat équatorial est absent de la longue liste américaine. Ainsi, des températures et des précipitations radicalement différentes cohabitent parfois au sein du même État.

L’Est du pays est globalement soumis à un climat de type continental, exception faite du sud de la Floride et de son climat tropical. La région est soumise à la circulation méridienne des masses d’air : en hiver, des vagues de froid peuvent descendre jusqu’en Floride, et des vagues chaudes et humides remontent jusqu’à l’extrême nord du pays en provoquant canicules et “étés indiens”. Les cyclones balayent la Floride ainsi que les côtes des États du “Vieux Sud” (Louisiane, Alabama…) à la fin de l’été et au début de l’automne.

De fortes contraintes

L’amplitude thermique augmente dans la région des Grands Lacs et les précipitations annuelles diminuent. La tendance s’inverse en descendant vers le golfe du Mexique. Les Grandes Plaines sont touchées par des tornades. Le grand Ouest est globalement sec, sauf le littoral californien et celui du nord-ouest. Les Montagnes Rocheuses sont soumises à un climat montagnard altéré par la continentalité et la sécheresse. La partie nord connaît des étés tempérés et les hivers sont marqués par des précipitations neigeuses. Les écarts de température sont relativement importants.

Les régions du Grand Bassin sont désertiques avec des hivers froids, en raison de l’altitude. Les déserts californiens comptent parmi les plus chauds et les plus secs du continent à l’image de la Vallée de la mort qui détient le record de température américain : 56,7 °C enregistrés à Badwater en 1913. Le sud-ouest américain est soumis à de fortes contraintes climatiques.

À l’image des buildings, les distances, les conditions climatiques et plus généralement la géographie des États-Unis sont placées sous le signe de la démesure : la réussite d’une expatriation doit prendre en compte cette grande diversité.

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