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Trente ans d’esprit Fasny

Le gala de la French American School of New York, organisé le 19 mars, marque le 30e anniversaire de la création de l’école, qui a démarré en septembre 1980 avec 17 élèves. Aujourd’hui, l’établissement, dont la première promo de terminales a fait un sans-faute au bac en 2009, en compte plus de 800.

« Je suis allée à l’école au mois de novembre dernier et j’ai dit à Bob (ndlr, Robert Leonhardt, le proviseur) que j’étais ravie parce qu’il y a toujours le même esprit, cette atmosphère familiale et chaleureuse… ». Ce compliment à ne pas prendre à la légère émane de Sylvette Nicolini, la cofondatrice avec Katrine Watkins, de la French American School of New York (FASNY). Il y a trente ans, ces deux enseignantes venues du Lycée français de New York – l’une Française, l’autre Américaine – écrivaient la première page de l’histoire de la Fasny en louant deux salles de classe à une école paroissiale à Larchmont, dans le Westchester. Lors de la rentrée de septembre 1980, elles y accueillaient dix-sept enfants.

Dans une région qui a une importante communauté d’expatriés français, le développement allait être fulgurant. « Quand je suis arrivé en 2002, j’ai trouvé un établissement qui avait déjà plus de 600 élèves sur deux campus, qui fournissait déjà une très bonne qualité d’enseignement, et qui avait depuis le début cette âme biculturelle et bilingue », explique Robert Leonhardt, directeur d’un établissement qui comprend aujourd’hui trois campus. Au site historique de Larchmont s’est ajouté en 1995 celui de Mamaroneck, puis en 2005 celui de Scarsdale pour les classes de maternelle. « La création de cette vraie maternelle à la française est certainement un des grands événements de ces huit dernières années », poursuit en français Robert Leonhardt, un ancien auditeur libre de l’École Normale Supérieure à Paris. « L’autre événement étant bien entendu la mise en place de notre cycle terminal. » Bilan : 100 % de réussite au bac, en 2009 avec mention pour les 23 élèves concernés. « C’est très important pour l’identité de l’école d’avoir ses bacheliers, explique le président du conseil d’administration Mischa Zabotin, qui fut l’élève de Katrine Watkins au Lycée français de New York. Mais j’avoue que ce résultat parfait pour une première promo était assez inattendu ! » Une embellie aussi dans un climat économique morose qui a vu un tassement des inscriptions lors de la dernière rentrée. « Mais, relativise Mischa Zabotin, l’année précédente était une année record. »

« C’est une école qui offre le meilleur des deux éducations », souligne Diana Moison un globe-trotter qui a toujours scolarisé ses enfants dans le réseau des établissements français de l’étranger. Cette année, elle est coorganisatrice du gala des 30 ans de la Fasny avec Hombeline Baugier, dont la fille, Ludivine, fait partie de la première promotion de bacheliers. Les deux femmes, secondées par une équipe de parents volontaires comme elles, espèrent, avec ce gala parrainé par le journaliste-écrivain Olivier Barrot, susciter l’intérêt des familles mais aussi des sociétés françaises implantées dans la région. Et peut-être doper les levées de fonds qui sont traditionnellement faibles à la Fasny. Dans le courant de l’année dernière, 542 000 dollars ont été récoltés par cette école, dans laquelle 50 % des inscrits sont des enfants d’expatriés, donc de passage. « Nous allons essayer d’innover, notamment en essayant d’impliquer un maximum d’anciens élèves, expliquent les organisatrices du gala. « Nous avons besoin de ce réseau, car nous voulons faire parler de cette école que nous aimons tant. »

 

www.fasny.org

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