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Trois questions à Clara Ploux

Clara Ploux est membre de la troupe « Et Voilà Théâtre » et metteur en scène de la pièce de Federico García Lorca La Maison de Bernarda Alba. Elle nous éclaire sur ses chox de mise en scène.

France-Amérique : Pourquoi avoir choisi de mettre en scène la pièce de Federico García Lorca, La Maison de Bernarda Alba ?

Clara Ploux : Nous choisissons nos pièces en confrontant les propositions de notre comité de lecture et les propositions de chacun des membres de la troupe. Dès lors que le choix d’une pièce de García Lorca a été évoquée, tout le monde l’a approuvée ! L’idée a fait l’unanimité, tant par le respect que chacun d’entre nous a pour ses œuvres que pour la profondeur de ses textes. Le fait que cette pièce ait été la dernière qu’il ait écrite a également influencé notre choix. C’est une sorte d’hommage que nous voulons lui rendre.

Quelles sont les particularités de votre mise en scène ?

Nous avons décidé d’inclure le personnage de García Lorca dans la pièce. Il intervient dans la représentation par le biais de lecture de poèmes, à intervalles réguliers. Lors de ses interventions, les acteurs présents sur scène se mueront en véritables marionnettes humaines afin de représenter les pensées du poète. Nous avons également fait appel à la sculptrice Véronique Chalandar afin de mettre en valeur l’intrigue puissante et dramatique de la pièce. Pour l’occasion, elle a conçu des figures de métal et de plâtre de trois mètres de hauteur afin de souligner l’élévation spirituelle des différents personnages tout au long de la pièce.

Dialogues en français, lectures de poèmes espagnols, surtitres en anglais. Quelle est l’importance de ces trois langues dans la pièce ?

C.P. : Le français d’abord, parce qu’il s’agit de la langue maternelle de la troupe et que notre objectif est de la promouvoir. L’espagnol, par le biais des lectures de poèmes de Garcia Lorca est également une langue qui nous tient à cœur, dans l’optique de rendre un hommage linguistique de l’œuvre par la profondeur et la force de la langue de Cervantès. Enfin, l’anglais par le biais de nos surtitres afin de se faire comprendre par les non-francophones qui seront présents dans la salle !

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