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Une galerie d’art française à Chelsea

 

Le galeriste Bertrand Delacroix a choisi les États-Unis pour présenter des tableaux d’art figuratif. Il inaugure ce jeudi 4 octobre la plus grande de ses galeries à Manhattan.

Il arrive détendu, en chemise rayée, jean et lunettes de soleil qui cachent ses yeux bleus. Bertrand Delacroix, la quarantaine, est de nationalité française mais il a passé toute sa jeunesse en Allemagne, puis son adolescence aux États-Unis, dans le Connecticut. Il a baigné dans l’art dès son plus jeune âge : son père, Michel Delacroix, est peintre. Et un nom de famille qui, même s’il n’est pas parent d’Eugène, le destinait à travailler dans l’art.

Mais il commence dans la restauration, en enchainant des petits boulots « cheveux longs ». Un jour, il a un déclic en servant un de ses clients, arrivé en Ferrari. Lui aussi, veut rouler en Ferrari. Il décide de reprendre ses études et fait la « business school » de l’université de New-York (NYU). Au début des années 1990, il se lance dans l’édition des peintures de son père au Japon et aux États-Unis. Il devient ensuite vendeur dans une galerie à Soho, et décide il y a douze ans d’ouvrir sa propre galerie également à Soho, quartier des galeries d’art à l’époque. Elle s’appelle Axelle du nom de sa chienne, « un nom facile à prononcer dans toutes les langues, même en japonais ».

En juin 2007, la galerie se déplace et s’installe à Chelsea, le nouveau repère des galeries d’art. Bertrand Delacroix a pour devise « la porte doit toujours rester ouverte, qu’il fasse 40 degrés ou -15 ». Une quinzaine de peintres sont exposés et leur « dénominateur commun » est la France. La plupart des peintres sont Français, mais il y aussi trois Américains, un Bulgare et un Polonais, tous rencontrés en France. Alors, pourquoi ne pas avoir ouvert une galerie en France ? « Ma vie est ici », confie Bertrand, le sourire aux lèvres.

Pour dénicher les peintres de ses galeries, Bertrand Delacroix a quatre critères qui ne lui font jamais défaut : du travail réussi, une bonne entente avec les artistes, des prix raisonnables et des peintres productifs. La plupart de ceux qui exposent chez Bertrand Delacroix sont présents dans les cinq galeries et vendent exclusivement chez lui aux États-Unis, mais ils travaillent aussi en Europe. Les peintures de la galerie sont toutes très récentes, « de l’année écoulée ». Les acheteurs sont en majorité des Américains car il est « rare de vendre du français à des Français ».

La galerie à Chelsea, la plus ancienne, a fait des petits aux États-Unis : il y en a quatre autres à Brooklyn, à Boston, à la Nouvelle-Orléans et à San Francisco. Dans ses galeries, Bertrand Delacroix vend, entre autres, les œuvres de son père, Michel, et de sa sœur, Fabienne Delacroix. Les peintures de Michel Delacroix font revivre la France du XIXe siècle dans la galerie de Soho. La France traditionnelle y est notamment évoquée avec « Mariage à la mairie » où figure la devise « Liberté, Egalité, Fraternité » et « Sous les tilleuls » qui représente les rues pavées et le magasin Félix Potin.

 

Axelle Fine Arts
Inauguration de la galerie de Manhattan le 4 octobre 2007 de 18h à 21h
547 West 20th street, New-York
www.axelle.com

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