Subscribe

Visite princière à l’école franco-américaine de Harlem

La princesse Mathilde de Belgique, de passage à New York dans le cadre d’une mission économique, s’est rendue à Harlem jeudi 23 juin pour rencontrer les élèves de l’école à charte franco-américaine.

Des ballons aux couleurs de la couronne, une chanson sur la francophonie et des fleurs pour la princesse. Hier après-midi, plusieurs dizaines d’élèves de l’école à charte franco-américaine de Harlem (NYFACS) attendaient fébrilement l’arrivée de la princesse de Belgique. « Il parait qu’elle ne portera pas de couronne », murmure une jeune fille à sa camarade, entre deux répétitions de révérence.

Voitures noires aux plaques diplomatiques, l’arrivée du carrosse princier à Harlem est relativement discrète. A l’intérieur, directrice de l’école, professeurs, élèves : tout le monde s’aligne. Le protocole est minuté. Vêtue d’un tailleur sobre, la princesse Mathilde fait son entrée… sans couronne. « Elle est belle quand même », estiment les petites filles. Tout en sourires, la princesse de Belgique prend place sur son trône en plexiglas. Tour à tour, les petits élèves lui apportent une fleur et reçoivent en échange un bisou ou une caresse sur la joue.

« Bravo pour tous vos efforts! », lâche la princesse, qui semble avoir pris plaisir à ce cérémonial qu’on devine moins strict qu’à l’ordinaire. Après les remerciements, place à la visite des classes pour un cours sur la Belgique offert par la petite Zahra, 6 ans, d’origine belge. « C’est très bien expliqué ! », félicite la princesse qui en profite pour expliquer aux petits que la culture belge irrigue jusqu’aux Etats-Unis. « J’ai même mangé une bonne gaufre à Central Park hier ». A la lecture de l’histoire de « Momo, le drôle d’oiseau » par la princesse, certains suivent le récit attentivement, les yeux et les oreilles grandes ouvertes, tandis que d’autres somnolent à demi. L’heure de la fin approche déjà.

Une vitrine pour la Charter School de Harlem

Cette visite princière était l’occasion de mettre en valeur le projet de l’école à charte, soutenue par EFNY (Education Française à New York) et les Services culturels de l’ambassade. Pour Marie-José Bernard, la nouvelle directrice de l’école depuis le départ de l’ex-directrice Katrine Watkins en mai dernier, une telle visite est importante : « Cela valorise notre projet ». Celui de former au mieux des enfants francophones et anglophones désireux de suivre une formation bilingue, quel que soient leurs origines sociales. Un modèle alternatif aux écoles publiques traditionnelles qui, par l’octroi d’une « charte », se situent à la fois dans et en dehors du système.

« Notre école a un pied dans le public et un pied dans le privé », rappelle Rodolphe Casado, enseignant en 2nd Grade. « La plupart de nos élèves sont nés ici mais leurs parents viennent du Sénégal ou de Côte d’Ivoire. Même les enfants qui ne parlent pas français à la maison seront totalement bilingues d’ici 3 ou 4 ans ».
Autonome, l’école dispose de son propre règlement, de son programme, et recrute librement ses enseignants mais elle reste soumise à l’approbation du Department of Education (DoE). Gratuite, elles doit répondre à des exigences de résultats (calculés par les fameux « tests » de niveau). S’ils sont positifs, alors l’école est autorisée à poursuivre, financée en partie par les collectivités locales (en moyenne, elles reçoivent néanmoins 20 % de moins que les écoles traditionnelles) et par des fonds-privés, à titre de « non-profit ». Le consulat, la France ou la Belgique notamment participent à la note.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Related