Subscribe

Yannick Noah à Central Park pour la Fête de la Musique

Make Music New York, le pendant new-yorkais de la Fête de la Musique, espère cette année sortir de la confidentialité. Dimanche 21 juin, des concerts feront partie de la programmation du fameux Summerstage de Central Park. La tête d’affiche sera Yannick Noah, qui promet de faire, sur scène,  « place à la folie ! ».

4 pass VIP à gagner pour le concert du 21 juin à Central Park ! Pour participer au tirage au sort, il vous suffit d’envoyer à info@francetoday.com vos nom et numéro de téléphone, ainsi que les adresses email de deux de vos amis que vous souhaiteriez inscrire à la e-newsletter de France-Amérique.

Central Park, c’est un peu son jardin. Quand Yannick Noah jouait encore au tennis, il venait y courir pour préparer le tournoi de l’US Open… Maintenant qu’il habite à  Manhattan avec sa famille, il y va pour pique-niquer ou s’entraîner pour le marathon de New York. Il réapprend aussi à se balader dans les rues, à être un simple spectateur, « à vivre une existence  – entre guillemets – normale ». Il est aussi heureux d’avoir eu le luxe d’être là pour l’élection historique de Barack Obama, premier président noir des États-Unis. « Tout à coup on a eu l’impression d’exister un peu plus, dit-il. J’ai toujours essayé d’expliquer à mes enfants que ce métissage était possible, que c’était possible de vivre ensemble. Je l’ai vécu à travers la rencontre de mon père et de ma mère. On s’est retrouvé à travers l’aventure de cet homme exceptionnel. »

Yannick Noah parle à voix très basse, sans jamais hausser le ton, même lorsqu’il s’anime pour parler des performances de son fils aîné Joachim, joueur de basketball en NBA ou de sa musique. « Aujourd’hui, la musique c’est ma vie explique-t-il… Je n’aurais jamais imaginé que je remplirais des salles et que que je vendrais des millions d’albums !… »
Avant cette seconde chance, cette  nouvelle carrière qu’il aimerait explorer « jusqu’au bout », sa vie c’était le tennis, une période qu’il qualifie « d’étrange ». « C’est dur d’être joueur professionnel… assure le vainqueur de Roland-Garros en 1983.  Là, tout à coup, j’ai le droit d’avoir une hésitation, de ne pas être le plus fort. »  « Sur scène, continue-t-il, j’évacue la pression… C’est comme une thérapie et je suis payé pour ça ! ».  Une thérapie très physique avec des spectacles qui peuvent durer entre 2 et 4 heures. « J’ai besoin d’être en forme pour être sur scène. Moi, je ne fais pas de vocalises, je bouge, j’essaie de faire passer de l’émotion. » Il court donc beaucoup, pour le plaisir, et participe aussi au marathon de New York – record personnel 3 h 32. « Pas mal  pour un vieux », lance l’ex-champion de (presque) 50 ans. « Passer la ligne d’arrivée du marathon m’a donné une des plus belles émotions de ma vie, et là, j’englobe toute ma carrière. »

Yannick Noah revient d’une tournée de 160 dates en « francophonie ». Il a joué hier soir au Hiro Ballroom, à New York, avant son concert de Central Park aujourd’hui. « Après, place à la folie ». Il adore le concept de Fête de la Musique, dont il a été, en France, le premier parrain, à la demande de Jack Lang, alors ministre de la Culture. C’était bien avant « Saga Africa », le tube qui, en 1991, avait remplacé l’hymne national, le temps d’un été et d’une coupe Davis gagnée contre les États-Unis. « Il y a eu “Saga Africa”, et puis ensuite, j’ai écrit les paroles sur les deuxième et troisième albums qui n’ont pas du tout marché. Depuis que je n’écris plus, ça marche  », plaisante-t-il avant d’ajouter avec une pointe de regret : « C’est un talent que je n’ai pas pour l’instant, mais je m’accroche… ». En attendant, il peut compter sur celui de Robert Goldman – frère de Jean-Jacques – et son équipe, qui lui concoctent des textes sur mesure. Charango sorti en 2007 s’est vendu à plus d’1 million d’exemplaires.

Les prochaines chansons seront sans doute imprégnées de son aventure new-yorkaise, une parenthèse qui devrait durer un an de plus. Pour souffler après la longue tournée, profiter de la famille rassemblée, voir les enfants – cinq en tout -, dont il a les noms tatoués sur le bras droit.

Yannick Noah va recommencer à travailler sa musique dans un studio de Brooklyn. Mais il n’est pas question, après Central Park, d’enchaîner les concerts ou de faire le forcing pour entamer une carrière américaine. « D’abord, je chante en français… Ça limite pas mal. Ensuite, je ne suis pas prêt à faire de grosses promotions… Même après toutes ces années, je ressens encore une émotion d’amateur en montant sur scène. Ça, je veux le garder. »

Infos pratiques :

-Samedi 20 juin

Concert au Hiro Ballroom, 20h00

$25

hiroballroom.com

-Dimanche 21 juin

Fête de la musique

Central Park Summerstage, de 15h00 à 19h00

Gratuit

www.makemusicny.org
www.summerstage.org

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Related

  • « Les Américains n’ont jamais oublié Piaf  »« Les Américains n’ont jamais oublié Piaf » Ambassadrice du répertoire français aux Etats-Unis, la chanteuse de jazz Raquel Bitton, installée à San Francisco, sera en concert les 13 et 14 février prochains à New York. Elle y […] Posted in Music
  • Les concerts à ne pas rater au festival CMJLes concerts à ne pas rater au festival CMJ Pendant cinq jours, le marathon musical des CMJ va faire bouger New York. Tour d'horizon des artistes français présents cette année et des groupes à ne pas rater. Comme chaque année, le […] Posted in Music