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Yves Pommier, la recherche dans les gènes

Le docteur Yves Pommier a plus d’une drogue dans son portefeuille. Il ne s’est jamais attaqué aux psychotropes, mais a consacré l’ensemble de sa carrière américaine à la recherche pharmacologique sur les cellules cancéreuses, en tant que chef de laboratoire au National Cancer Institute (NCI) dans la banlieue de Washington D.C.

De la moutarde azotée utilisée dès 1942 à la doxorubicine et au Taxol, les agents anticancéreux se sont révélés très performants sans que l’on sache véritablement comment ils agissent. Situé à Bethesda (Maryland) au sein des National Institutes of Health (NIH), le National Cancer Institute (NCI) est à l’origine d’une avancée majeure dans la découverte d’anticancéreux d’origine naturelle. A partir des années 1960, un programme du centre a répertorié environ 35 000 extraits de plantes pour évaluer leur activité anticancéreuse potentielle.

Le laboratoire de pharmacologie moléculaire, dirigé par Yves Pommier depuis 1996, cherche aujourd’hui à expliquer comment une drogue contre le cancer fonctionne. Par une approche expérimentale scientifique de la médecine, les chercheurs étudient les mécanismes d’action des drogues au niveau moléculaire. Il s’agit de tester si l’activité d’une drogue est reliée à une altération génomique cancéreuse ou à un paramètre fonctionnel, que l’on peut mesurer directement dans la tumeur, en temps réel.

Yves Pommier part pour l’Amérique en 1981, décidé à rentrer en France après deux ans d’études. Dans le Maryland, il découvre un “endroit extraordinaire” et une culture professionnelle différente : “Quand on arrive ici, on appelle son chef de laboratoire par son prénom. Le rapport hiérarchique est très différent, le mandarinat est inexistant, chacun est très disponible. Nous disposons d’une situation privilégiée qui permet de se consacrer à temps plein à la recherche, sans enseignement. Une grande autonomie est garantie, sans avoir de comptes à rendre en permanence. Les moyens mis à notre disposition sont conséquents et la communication interne fonctionne. C’est un paradis pour les post-doctorats”…

Suite et fin de l’article à découvrir dans le numéro de mars du magazine France-Amérique. Sur abonnement seulement.

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