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Cabaret

La chanteuse et actrice française Yvonne Constant revient sur la scène new-yorkaise pour un spectacle d’une heure où elle interprétera des chansons de l’entre-deux-guerres.

La chanteuse et actrice française revient sur la scène new-yorkaise pour un spectacle d’une heure où elle interprétera des chansons de l’entre-deux-guerres. La vie d’Yvonne Constant est intimement liée à celle de la Grosse Pomme puisque c’est sur les planches de Broadway que l’artiste se fit connaître au début des années soixante. Son rôle dans la comédie musicale La Plume de ma tante, lui valut un Tony Award en 1959. S’ensuivit alors une longue carrière dans les cabarets de New York. Pourtant, Yvonne Constant – qui est apparue 45 fois dans le Johnny Carson Show, mariée à un Américain, et qui a passé la moitié de sa vie à Manhattan, reste une Parisienne dans l’âme. Tous les deux mois, cette femme blonde aux yeux pétillants, âgée d’une soixantaine d’années, retourne à Paris pour « se ressourcer ». « À New York, on travaille bien. Mais la vie est dure et fatigante. Ici, les gens sont toujours affairés. À Paris, c’est le plaisir de flâner à la terrasse d’un café. » Yvonne parle tout de même de son émotion chaque fois qu’elle arrive à New York. « Lorsque je rentre de l’aéroport la nuit, je suis toujours éblouie par l’enfilade des ponts éclairés qui ressemblent à des rivières de diamants. » Yvonne est particulièrement attachée au public américain. « Sur la scène, je suis très spontanée, j’aime communiquer avec les spectateurs. En France, il est beaucoup plus difficile d’échanger avec la salle qu’ici. Les Français écoutent, sont respectueux mais ne laissent pas passer leurs émotions. Les Américains réagissent différemment, ils manifestent leur enthousiasme sans complexe. » En février, elle a choisi d’interpréter des mélodies de l’entredeux- guerres. Ces chansons dites « réalistes » reflètent le faste des années folles (Mistinguette) mais aussi la misère du petit peuple (Frehel ou Édith Piaf). Les paroles sont en français et Yvonne introduit en anglais chacune des chansons, en donnant un bref aperçu du Paris d’alors. « C’est une période que les Américains connaissent peu mais qui les intéresse beaucoup parce qu’elle retrace une intense activité artistique. » Selon Yvonne Constant, au cabaret, les gens viennent avant tout écouter des textes. C’est là l’une des particularités du music-hall. Son public d’ailleurs est souvent relativement âgé puisque « les jeunes d’aujourd’hui préfèrent la musique aux paroles. Les textes des chansons actuelles sont moins variés qu’à l’époque où Brel, Brassens et Bécaud faisaient la renommée de la chanson française », regrette-t-elle. « Il y a quand même des chanteurs qui ont des choses à dire », reconnaît l’artiste. « J’aime beaucoup Diam’s, Grand Corps Malade ou Jeanne Cherhal par exemple. » Presque 40 ans après le début de sa carrière aux États-Unis, Yvonne Constant est toujours aussi fière de pouvoir transmettre une partie de la culture française au public américain.

Yvonne Constant au Reprise Room at Dillons (245 W. 54 Street)
Jeudi 28 février à 6:30 pm
Vendredi 29 février à 9:00 pm

 

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