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La Martinique

C’est la saison idéale pour visiter une île de carte postale qui recèle des trésors et où les touristes sont tentés de s’installer…

Un peu de France et beaucoup de soleil, c’est ce que peut offrir l’île caribéenne de la Martinique, ce département français situé à quelques heures de vol de la côte Est. À peine le voyageur sorti de l’aéroport du Lamentin, l’air tropical l’enveloppe. Le ton des vacances est donné. Direction la côte Est, plus précisément la presqu’île de la Caravelle pour quelques jours tranquilles à côté du petit bourg de Tartane où locaux et touristes, passent des journées rythmées par le lever du soleil et le ressac de la mer. Au retour des pêcheurs, la vente du poisson se fait à deux pas de la plage : tazars et thons sont coupés à la tranche devant les passants. Souvent oubliée des touristes, l’île offre une végétation luxuriante où les dégradés de vert s’étalent à perte de vue. Surfeurs et amateurs de gros rouleaux se rejoignent sur les petites plages de l’océan Atlantique. Ici, au plaisir des yeux vient s’ajouter celui des papilles. À l’hôtel de la Caravelle, tenu par Hélène et Jean-Paul Mahler, la Table de Mamy Nounou propose une expérience gastronomique à ne pas manquer. Après un apéritif servi dans le salon, on dîne de magrets de canard en réduction de tamarin servis avec un gratin de christophine (légume vert clair qui ressemble à un poivron), de velouté froid de concombre avec lardons et croûtons, ou bien de z’habitants (écrevisses) rôtis et de coquilles Saint-Jacques à la plancha servies en tagine sur un minestrone de petits légumes. L’accent est mis sur la cuisine « métro » (métropolitaine) avec des touches antillaises. « Mon époux, membre d’Euro Toques (le seul en Martinique) dont le président d’honneur est Paul Bocuse, s’attache à utiliser au maximum les produits du terroir et à les marier aux épices des Antilles afin de donner à nos clients la possibilité de découvrir des goûts et des mélanges nouveaux », explique Hélène Mahler, propriétaire de l’hôtel. « Notre cuisine est une cuisine française interprétée avec les parfums des Tropiques. Seuls apparaissent sur notre carte quelques classiques typiquement créoles comme les acras ou les colombos qui ont toujours des amateurs ! »

En voilier, loin des touristes

Pour découvrir le nord de l’île, on prend la direction de Sainte-Marie où se trouve la distillerie de rhum Saint-James dont la maison coloniale a été très bien préservée et vaut le détour. En direction du nord, toujours, on rencontre une route taillée au pied de la montagne qui traverse une forêt tropicale rappelant l’île de la Dominique, située à quelques kilomètres au nord de la Martinique et que l’on aperçoit au large quand le temps s’y prête. On finit par rejoindre le petit bourg de pêcheurs de Grand-Rivière où la route s’arrête à côté du Bout du Bout, un bar qui porte bien son nom. Ici, on apprécie la vue sur la mer en se rafraîchissant. En direction de Saint-Pierre, sur la côte Caraïbe, on prend une route sinueuse très verte ou les « grains » – pluies de courte durée mais souvent très fortes – sont fréquents. On découvre alors la ville de Saint-Pierre, autrefois appelée le « Petit Paris des Antilles », qui le 8 mai 1902, fut en grande partie détruite par l’éruption de la Montagne Pelée. Ceux qui veulent en savoir plus pourront trouver des photos et témoignages audio au Centre de Découverte des Sciences de la Terre. Bâtiment futuriste au milieu de verdure, la grande baie vitrée donne directement sur la montagne, un spectacle impressionnant dont on ne se lasse pas. Pour découvrir la Martinique des cartes postales avec cocotiers, plages de sable fin et eaux turquoises, direction le sud avec au bout la grande plage de sable blanc des Salines et le petit bourg de Sainte-Anne ou les « doudous » vendent épices et rhums aromatisés aux fruits ou « bois bandé », le soi-disant Viagra naturel local. En remontant vers Fort-de-France, on découvre le Diamant avec son superbe rocher. Du bourg, on jouit aussi d’une vue splendide sur le Morne Larcher aussi appelé la « Femme Couchée ». En face de Fort-de-France, dans la baie du même nom, la Pointe du Bout rappelle les ports de plaisance méditerranéens où catamarans et monocoques dorent au soleil. On y trouve de bons plats de crustacés et bien sûr des Ti’ Punch et acras de morue parfaits à l’heure de l’apéritif. Mais le secret de la Pointe, et peut-être de toutes les Antilles, se trouve à bord d’un voilier qui vous emmènera dans des mouillages loin des plages et restaurants pris d’assaut par les touristes. C’est quand on plonge d’un bateau que l’on découvre la beauté de l’île. En surface, les maisons créoles aux toits rouges ressortent sur les collines vertes. Sous l’eau, le spectacle est tout aussi beau : des demoiselles avec des points bleus fluorescents nagent à côté de poissons sergent major jaunes et noirs. On comprend alors pourquoi certains « métros » ont décidé de ne pas quitter ce bout de paradis français.

Le carnet
Comité martiniquais du tourisme
http://www.welcome2martinique.com/

Transports
Louer une voiture dès l’arrivée reste le moyen le plus pratique pour visiter l’île. Compter environ 35 euros ($51) par jour.
Budget rent-a-car
Aéroport, Le Lamentin
Tél. : 05 96 63 69 00

Sorties en mer
Yves Jacquesson organise des journées en mer sur son voilier de 13.50 mètres (8 personnes maximum). La Belle Jacqueline, le voilier, vous emmènera au sud vers les anses environnantes. Dégustation de rhums blancs et vieux, repas et masques, palmes et tubas compris.
79 euros par personne ($116).
http://www.plaisance-martinique.com/

Musées
Centre de Découverte des Sciences de la Terre à Saint-Pierre Habitation Perinnelle, Route du Prêcheur
Tél. : 05 96 52 82 42
Entrée: 5 euros ($7.5)
www.e-monsite.com/cdst
Distillerie Saint -James, Musée du Rhum
Visite de la maison coloniale et dégustation gratuites. Plusieurs fois par semaine, un petit train promène les visiteurs à travers les champs de canne à sucre. Appeler pour connaître les horaires.
Tél. : 05 96 69 30 02.

Hôtels et restaurants
Hôtel La Caravelle et « La Table De Mamy Nounou »
Route du Château Dubuc
Chambres à 84 euros ($124)
Tel. : 05 96 58 07 32
Résidence Océane
Anse Bonneville, Trinité
De 69 à 89 euros ($101 à 131) selon la saison.
Tel. : 05 96 58 73 73
Diamant les Bains
C’est le premier hôtel à avoir ouvert en Martinique. Il date de 1945. Demander les bungalows avec vue sur la mer, le spectacle des vagues en vaut la peine.
De 70 à 94 euros ($103 à 139)
Tél. : 05 96 76 40 14
Contact : diamantlesbains@martinique-hotels.com.
Cyberdéliss
À Fort-de-France, ce cybercafé-restaurant- salon de thé branché ne paie pas de mine de l’extérieur mais les plats mijotés par le chef valent le détour. On a aimé la fraîcheur de pommes de terre au foie gras et mesclun de fines herbes et le chaud-froid de mérou citron vert et pavot.
À partir de 12 euros ($17)
113 rue Ernest Deproge, Pointe Simon
Tél. : 05 96 78 71 43

Recette
Ti’ Punch
Pour l’apéritif chez soi, la recette du Ti’ Punch est simple : un quart de citron vert pressé, du sucre de canne en poudre ou sirop de batterie (sirop de sucre liquide) et du rhum blanc agricole.

 

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