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Hillary Clinton, candidate à la Maison Blanche, sur la route à la rencontre des Américains

Hillary Clinton part lundi en campagne sur les routes de l’Iowa à bord de son van, après l’annonce de sa candidature à l’investiture pour la présidentielle de 2016, décidée à gagner le cœur des Américains et devenir la première femme à entrer à la Maison Blanche.

Laissant derrière elle son image jet set d’ancienne première dame, sénatrice et secrétaire d’Etat, Hilary Rodham Clinton, 67 ans, a quitté New York pour l’Iowa à plus de 1 600 km à l’ouest de Brooklyn où se trouve son QG de campagne, première étape de ce voyage à la rencontre de l’Amérique profonde.

Quelques heures après avoir pris la route pour ce voyage surprise à bord de son van surnommé “Scooby” – le chien Scoubidou du dessin animé – , la candidate démocrate a twitté une photo d’elle au milieu d’une famille de Pennsylvanie croisée à une station service.

Sur la route

C’est dans une vidéo sur son site hillaryclinton.com puis sur Twitter et Facebook qu’Hillary Clinton, a officialisé dimanche sa seconde candidature aux primaires démocrates, après sa défaite de 2008 contre Barack Obama. “Je suis candidate à la présidence”, déclare-t-elle, debout et souriante, dans un clip d’un peu plus de deux minutes, où elle n’apparaît qu’à la fin, après les témoignages d’Américains de la classe moyenne, vraisemblablement choisis pour illustrer la diversité de l’électorat démocrate: une jeune mère de famille, un jeune couple noir, deux frères hispaniques, un couple d’hommes et un autre de femmes, un ouvrier…

Le ton de la campagne est donné dans ce clip, loin de définir un programme ou même une vision,. Optimiste, il est entièrement consacré à la politique économique et sociale, sans un mot sur l’étranger, et se concentre sur les espoirs de la classe moyenne. “Les Américains ordinaires ont besoin d’une championne. Je veux être cette championne”, poursuit Hillary Clinton. “Je pars sur le terrain pour gagner votre voix”, ajoute-t-elle.

Cette petite phrase et la stratégie de lancement ont un but: signifier qu’elle entend mériter son investiture, et ne rien considérer comme acquis, bien qu’elle soit la grande favorite des primaires démocrates, avec environ 60% des intentions de vote. Son premier grand discours de campagne n’aura lieu qu’en mai. Les six à huit prochaines semaines seront consacrées à des déplacements où la candidate échangera avec les électeurs, selon son entourage.

Le premier prendra la forme d’une table-ronde sur l’éducation mardi dans l’Iowa, l’Etat qui lancera la saison des primaires au début de l’année prochaine, suivie d’une autre mercredi. La présidentielle aura lieu en novembre 2016. Immédiatement après l’annonce, les républicains ont dénoncé le retour en politique de la plus connue des Américaines. “Nous devons faire mieux que la politique étrangère d’Obama et Clinton”, a dit celui qui pourrait devenir son principal rival, le républicain Jeb Bush, 62 ans, dans une vidéo. Le président américain, Barack Obama, a jugé samedi que son ex-secrétaire d’Etat “ferait une excellente présidente”.

Prétendants républicains

Pour se consacrer pleinement à la campagne – et éviter au passage l’apparence de tout conflit d’intérêts -, Hillary Clinton a démissionné dimanche de la Fondation Clinton, ont confirmé des responsables de la grande organisation caritative, créée en 2001 par son mari Bill, et qu’elle avait rejointe en 2013. Aucun démocrate n’est à ce stade plus connu, ni plus apprécié qu’elle. Si plusieurs devraient se lancer, ce sera sans réel autre espoir que de faire bonne impression pour être recruté comme colistier. Aucune personnalité d’envergure, comme le vice-président Joe Biden ou la sénatrice Elizabeth Warren, ne s’est déclarée. Son CV est à la fois sa force et son talon d’Achille.

La vie d’Hillary Clinton est indissociable du pouvoir: ancienne Première dame (1993-2001), sénatrice (2001-2009) et chef de la diplomatie (2009-2013). Quand ses rivaux républicains ont à peine fait quelques voyages à l’étranger, elle a rencontré des dizaines de présidents, Premiers ministres et rois, et jonglé avec les crises, de la Libye à la Russie. Aucun n’a vécu huit ans à la Maison Blanche. Mais cette riche expérience s’accompagne d’erreurs, gaffes et scandales.

Pour les républicains, les manquements éthiques et moraux supposés des Clinton disqualifient Hillary Clinton, un thème qu’ils ont relancé avec la découverte, en mars, qu’elle avait exclusivement utilisé une messagerie privée lorsqu’elle dirigeait la diplomatie américaine, au lieu d’un compte officiel. Côté républicain, la concurrence est rude. Deux candidats se sont officiellement déclarés, les sénateurs Ted Cruz et Rand Paul, et jusqu’à une dizaine d’autres envisagent de se lancer. Lundi, ce devrait être au tour du jeune sénateur d’origine cubaine Marco Rubio, à Miami.

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