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“Thank you la France !”: Macron’s Victory Reassures Americans

Les Etats-Unis ont suivi avec ferveur l’annonce des résultats de l’élection présidentielle française. Le nouveau président de la République française, qui prendra ses fonctions ce 14 mai, continue d’étonner la presse américaine.

Dimanche, les Etats-Unis ont poussé un soupir de soulagement. “La France était censée être le prochain”, commence le Washington Post, faisant écho à la succession de victoires populistes entamée avec l’élection de Donald Trump et le Brexit. “Mais ce n’est jamais arrivé. Emmanuel Macron a démoli Marine Le Pen.”

“Les Français ont repris leur droit de se sentir intellectuellement supérieurs aux Américains”, ironise Andy Borowitz, le chroniqueur satirique du New Yorker. Dimanche, “des millions de citoyens français ont apprécié à quel point ils étaient plus malins que leurs alliés d’outre-Atlantique”.

“La France attendait cette victoire depuis longtemps”, commente, plus sérieusement, la journaliste française Anne Nivat au micro de NPR avant de tempérer l’entrain des célébrations post-élections. “[Macron] n’a rien. Il a un mouvement politique. Son élection est un grand saut dans l’inconnu.”

“Comme nombre de ses prédécesseurs, Emmanuel Macron devra faire face à des obstacles politiques et sociaux hostiles au changement”, écrit un reporter du New York Times envoyé à Troyes. “Son défi le plus important sera de convaincre les Français de choisir l’optimisme après une longue période de malaise.”

Les médias américains s’accordent pour dire que le jeune président hérite d’un pays divisé. En reportage à Bouzy, un village de 936 habitants dans la région Champagne, un journaliste du Wall Street Journal salue la victoire du candidat d’En Marche ! mais peint le portrait d’une France tiraillée entre ses villes, progressistes, et ses campagnes, conservatrices. “Les divisions demeurent malgré la nette victoire de Macron”, titre l’article.

Le magazine Time rappelle qu’à 39 ans, Emmanuel Macron est “le plus jeune leader français depuis Napoléon”. “Mais l’énergie juvénile de Macron ne fera pas tout”, poursuit l’article. “Des millions d’électeurs ont voté pour Macron, pas pour ce qu’il représente, mais pour ce qu’il ne représente pas.”

Interrogé par la chaîne conservative Fox News, le commentateur politique britannique Nile Gardiner prend moins de pincettes. “La France est en mauvaise santé économique”, analyse le directeur du Margaret Thatcher Center for Freedom, un think tank réactionnaire de Washington. “Mais Macron n’offre aucune des solutions de libre-échange qui sont nécessaires pour redresser la barre. Macron manque de force et de détermination. C’est un poids léger sans réelle vision pour la France, un pur produit du régime de statu quo de François Hollande.”

Le magazine Vogue s’intéresse moins à Emmanuel Macron qu’à sa femme sexagénaire, “la dernière en date dans la liste des premières dames peu conventionnelles qui emménagent à l’Elysée”. Dans le Pittsburgh Post-Gazette (Pennsylvanie), enfin, le caricaturiste Rob Rogers met en scène une Statue de la Liberté. Descendue de son socle de pierre, elle rentre en France, “là où les électeurs ont eu le bon sens de ne pas voter pour un tyran xénophobe et nationaliste”.

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