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Macron, the Vocabulary of a Generation

By voting en masse for Emmanuel Macron, French people living in the United States chose a politician who is like them: business-minded, dynamic and open to the world.

Has Emmanuel Macron been granted a true, popular mandate driven by his personality and his manifesto, or was he elected by default? The answer is probably both. The French presidential election bore a striking resemblance to a shooting gallery; Hamon eliminated Valls in the primary elections, as Fillon beat Juppé and Sarkozy. Macron then eliminated Fillon before winning against Le Pen.

But Macron’s spectacular victory cannot be boiled down to a simple rejection of the other candidate. He also embodies renewal and uniqueness in French political history, not only by his age, but also by his not-left, not-right stances positioned between social and classic liberal. Macron speaks with the vocabulary of a generation — French people living in the United States are ample proof of that. Their enormous support for the new president from the very first round is not a rejection of the other candidates, but a positive choice for a politician who is like them: business-minded, dynamic, open to the world, and freed from old ideological rags.

This changing France mirrors Macron, although this is not a guarantee of success, as reactionary forces are powerful and organized on both the far left and the far right. Macron is simply the president, and the president alone cannot change society. At least we can hope that he will accompany the positive transformations within French society, where his predecessors strove to restrain them.

  • Guy Sorman like Alain Madelin is now endorsing a new mix of statism mixed with européanism..
    Read the very good op ed today in the WSJ on the French views on liberty.

  • French voters succeeded in evading the paucity of ideas and authenticity that extremists offer. To their credit, the French are willing to step into uncertainty and dare to influence the depth of the unknown pond into which they wade. The spirit of French political innovation will show, and probably impress the world. Americans tend to forget, or ignore, the entrepreneurial prowess that’s already been evident: computer, aerospace and space technology, to mention but these. Emmanuel Macron’s marriage is a symbol of the spirit he contributes to the political moment. We will continue to watch with interest. Les electeurs francais ont reussit a eviter les maigres offrandes des extremistes. Heureusement, les Francais se permettent d’aller de l’avant afin d’innover politiquement parlant, comme ils le font dans les domaines de l’informatique, de l’aerospaciale et de l’espace. Exemple de l’image vraie dont exhibe Monsieur Macron: son marriage, j’ose le dire. Il est bon signe pour l’avenir du pays, comme pour les elections legislatives prochaines.

  • Ah bon ?!? De quoi s’enquêter des français aux Etats Unis alors (et merci de me rappeler de m’en tenir à l’écart), et de leur déconnexion de la réalité. D’abord, ca ne fait aucun doute qu’en Métropole le vote pour Macron ait été par défaut et de barrage aux Front National. N’en témoigne, entre autres, la très différente division des votes au premier tour.

    Mais c’est surtout cette définition de Macron comme candidat de l’innovation qui semble sortir d’une grotesque film fellinien ou à la Marco Ferreri. Macron, comme l’a bien expliqué Fréderic Lordon sur Le Monde Diplomatique, n’est rien d’autre que « le spasme du système », le résultat d’une opération de maquillage désespérée des élites économiques auxquelles il appartient (et auxquelles il a toujours appartenu), ayant pour objet la continuation sous déguisement de politiques économiques menées par la couple théâtrale en disgrâce Hollande-Valls.

    En tant que ministre à Bercy, Macron n’a fait que soutenir, mettre en oeuvre et durcir les mêmes politiques ultralibérales, aussi bien imposées et étalées par l’axe Berlin-Bruxelles, qui ont provoqué la décomposition sociale et économique de l’Europe d’aujourd’hui, première responsable de la montée en puissance du FN.

    Comme François Hollande, énormément impopulaire, ne pouvait non plus continuer à mener ce programme politique calamiteux, ni le pouvaient des éléments jugés trop « ancien régime » ou corrompus comme Fillon, il fallait bien un « nouveau visage », bien sur « ni de gauche, ni de droite », qui n’a de nouveau en fait que le record absolu de votes blancs ou nuls enregistrés dans son élection.
    La nouveauté de Macron est celle de Tomasi di Lampedusa : « il faut que tout change pour que rien ne change ». Ne soit pas un paradoxe que les économistes et activistes américains réellement progressistes l’avaient bien compris, et avaient encouragé les électeurs français à ne se faire trapper par le faux contraint Macron-Le Pen et à donner une chance a J.L. Mélenchon au premier tour.

    Les conséquences ne tarderont pas. Le FN bénéficie dans cette élection du score le plus élevé de son histoire, et les politiques de Macron ne feront que le renforcer davantage. Le rendez-vous avec l’extrémisme est seulement délayé.

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