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Être ou ne pas être politiquement correct

Peut-on encore enseigner Mark Twain, dont le héros est un "nègre", dès l’instant où le mot est banni ? Que dire des albums d'Hergé et leur représentation grotesque des femmes, des juifs, des noirs et des arabes ?

Aux Etats-Unis comme en France et ailleurs, là où des mouvements populistes bousculent les normes intellectuelles et politiques, de nouveaux leaders annoncent que « eux » ne seront pas politiquement corrects. En somme, ils diront les faits, rien que les faits, sans se laisser embrigader par quelque police de la pensée et des mots.

Ah mais ! Par-delà ces postures, est-il exact qu’une sorte de service d’ordre anti-bourgeois, actif dans les universités et les médias, des bolcheviks reconvertis ou des ou des défenseurs autoproclamés de quelques minorités actives, réduirait le plus grand nombre au silence ? Il convient, je crois, pour savoir
de quoi on parle, de remonter aux sources. Le concept de politiquement correct, devenu universel, est né sur les campus américains dans les années 1980, mais en grande partie sous l

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