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Le Paris en carton-pâte des Américains (1/3) : Orlando

Les Américains peuvent désormais visiter Paris sans quitter le territoire ! Au parc d’attraction EPCOT en Floride, aux studios Universal en Californie et à l’hôtel-casino Paris à Las Vegas, on côtoie des garçons de café en veston et on se prend en photo devant la Tour Eiffel. France-Amérique vous emmène dans ces Paris en carton-pâte.

Episode 1 : Le Pavillon français EPCOT (Floride)

Dans les marais au sud-ouest d’Orlando, Walt Disney rêvait de bâtir la cité idéale. Au centre d’un plan en étoile, il imagine une zone piétonne, « des magasins et des restaurants qui reflètent la culture et les saveurs des pays du monde ». Son utopie prend le nom de « prototype expérimental de la communauté de demain », ou EPCOT en anglais.

La ville ne verra jamais le jour — Disney meurt avant d’avoir réalisé son rêve — mais le parc EPCOT est inauguré le 1er octobre 1982. Onze pavillons bordent un « lagon » artificiel ; la France jouxte le Maroc et le Royaume-Uni. Les architectes de Disney se seraient inspirés du tableau de Georges Seurat, Un dimanche après-midi à l’Île de la Grande Jatte, pour recréer l’atmosphère du Paris des années 1880.

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Une réplique de la Tour Eiffel domine une rangée d’immeubles haussmanniens au parc EPCOT en Floride. © Gene Duncan

Derrière une rangée d’immeubles haussmanniens bordés de marronniers, on aperçoit le sommet de la Tour Eiffel. Pour forcer la perspective, la structure de 32 mètres de haut n’a que deux étages. Sur la place adjacente, jongleurs et portraitistes en marinière accueillent les visiteurs. La moitié des 300 employés du pavillon sont français. Ils bénéficient d’un visa Q1 de « représentation culturelle » et travaillent pendant un an à la parfumerie ou à la boutique de souvenirs, au stand de crêpes ou au glacier, à la boulangerie-pâtisserie ou dans l’un des deux restaurants créés par les chefs français Paul Bocuse, Gaston Lenôtre et Roger Vergé : Chefs de France et Monsieur Paul.

« Nos employés sont des ambassadeurs culturels de la France », explique Jérôme Bocuse, qui a succédé à son père en 2002. « Nos clients, essentiellement américains, ruraux et habitués aux chaînes de restauration rapide, connaissent très peu la cuisine française. Nous les initions au bœuf bourguignon, aux tartes flambées et aux macarons. »

=> Dans la même série, déambulez le long de French Street au parc Universal Studios en Californie et visitez la Tour Eiffel à l’hôtel-casino Paris à Las Vegas.

Article publié dans le numéro de mai 2018 de France-Amérique

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