Livre

Kaouther Adimi : la mémoire et les livres

Dans Nos richesses, son troisième roman, Kaouther Adimi retrace l’histoire d’une célèbre librairie d’Alger autour de laquelle ont gravité Albert Camus et beaucoup d’autres grands écrivains, français et algériens. De 1935 à nos jours, la jeune romancière rend hommage à son fondateur, Edmond Charlot.
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A tous ceux, nombreux, qu’il a encouragés à écrire, Edmond Charlot (1915-2004) a transmis un secret : « Achetez une table, la plus ordinaire possible, avec un tiroir et une serrure. Fermez le tiroir et jetez la clef. Chaque jour écrivez ce que vous voulez, remplissez trois feuilles de papier. Glissez-les par la fente du tiroir. Evidemment sans vous relire. A la fin de l’année vous aurez à peu près 900 pages manuscrites. »

Extraite du journal apocryphe de l’éditeur algérois, reconstitué par la romancière Kaouther Adimi, cette recette a contribué à forger la légende du fondateur de la librairie Les Vraies Richesses, du nom d’un roman de Jean Giono. Découvreur d’Albert Camus, qu’il a aidé à imprimer sa première pièce, ami du poète algérien Jean Sénac, éditeur d’André Gide, Edmond Charlot n’avait que 21 ans en 1936, lors de l’ouverture de la librairie de prêt du 2 bis rue Charras (aujourd’hui rue Hamani) à Alger. Cet admirateur d’Adrienne Monnier, créatrice avec Sylvia Beach de la Maison des Amis des Livres et de Shakespeare and Company à Paris, voulait faire de ce lieu un pont entre les deux rives de la Méditerranée, « un lieu de rencontres et de lecture », créé par et pour des jeunes, où l’on pouvait acheter mais aussi emprunter des livres. Au fronton était inscrite cette phrase : « Un homme qui lit en vaut deux. »

A tous ceux, nombreux, qu’il a encouragés à écrire, Edmond Charlot (1915-2004) a transmis un secret : « Achetez une table, la plus ordinaire possible, avec un tiroir et une serrure. Fermez le tiroir et jetez la clef. Chaque jour écrivez ce que vous voulez, remplissez trois feuilles de papier. Glissez-les par la fente du tiroir. Evidemment sans vous relire. A la fin de l’année vous aurez à peu près 900 pages manuscrites. »

Extraite du journal apocryphe de l’éditeur algérois, reconstitué par la romancière Kaouther Adimi, cette recette a contribué à forger la légende du fondateur de la librairie Les Vraies Richesses, du nom d’un roman de Jean Giono. Découvreur d’Albert Camus, qu’il a aidé à imprimer sa première pièce, ami du poète algérien Jean Sénac, éditeur d’André Gide, Edmond Charlot n’avait que 21 ans en 1936, lors de l’ouverture de la librairie de prêt du 2 bis rue Charras (aujourd’hui rue Hamani) à Alger. Cet admirateur d’Adrienne Monnier, créatrice avec Sylvia Beach de la Maison des Amis des Livres et de Shakespeare and Company à Paris, voulait faire de ce lieu un pont entre les deux rives de la Méditerranée, « un lieu de rencontres et de lecture », créé par et pour des jeunes, où l’on pouvait acheter mais aussi emprunter des livres. Au fronton était inscrite cette phrase : « Un homme qui lit en vaut deux. »

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Nos richesses de Kaouther Adimi, Seuil, 2017. 224 pages, 17 euros.


Article publié dans le numéro d’août 2020 de 
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