Bijouterie

Chaumet, de l’impératrice Joséphine à Beyoncé

Les bijoux de la maison Chaumet ne sont pas branchés ou à la mode, mais tout simplement élégants. Fondée en 1780, la bijouterie réputée pour ses diadèmes et ses bagues pavées de diamants symbolise le luxe du Premier Empire, le raffinement des salons, ce je-ne-sais-quoi que les étrangers envient à la France.
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« Diadème aux épis de blé balayés par le vent » en or, argent et diamants réalisé pour l’impératrice Marie-Louise, la seconde épouse de Napoléon, en 1811. © Collection Chaumet Paris

Dans un atelier de la place Vendôme à Paris, les orfèvres de la maison Chaumet produisent chaque année dix diadèmes : la plupart façonnées sur mesure, un processus qui peut prendre entre deux et dix-huit mois. Inspiré des laurier de l’Antiquité, ce bijoux de tête distingue aujourd’hui les reines, les princesses, les miss et les mariées. L’actrice et chanteuse chinoise Angela Yeung, connue sous le nom de scène « Angelababy », a loué deux diadèmes Chaumet pour son mariage, une parure qu’elle a complétée avec un collier ras-de-cou, une broche ancienne et une bague inspirée de la collection de l’impératrice Joséphine estimée à 1,5 million de dollars.

Deux siècles après sa disparition, Joséphine de Beauharnais reste l’égérie de Chaumet. En 1804, pour le sacre de son époux Napoléon Bonaparte, elle porte une couronne dessinée par Marie-Etienne Nitot, ancien bijoutier de la reine Marie-Antoinette et fondateur de la maison Chaumet. L’artisan parisien réalisera aussi les bijoux du sacre tels qu’on peut les voir sur le tableau de Jacques-Louis David, exposé au Louvre, et deviendra le joaillier attitré de l’impératrice.

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Le diadème du XXIe siècle selon Chaumet : le modèle Vertiges, dessiné en 2017 par un étudiant anglais en design. © Collection Chaumet Paris

Diadème tressé d’épis de blé en or et en argent pour Marie-Louise d’Autriche en 1811, motifs floraux pour la marquise japonaise Maeda Kikuko dans les années 1920, influence Art déco dans le Paris des années 1930, les bijoux phares de la maison traversent les époques et se réinventent. Jusqu’au modèle Vertiges, réalisé en 2017, hérissé de baguettes d’or blanc et semé de tourmalines vertes !

Edith Wharton et Beyoncé

Les bijoux de Chaumet – diadèmes, mais aussi bagues, colliers et montres-bracelets – réussissent un grand écart entre le passé et le présent. En témoigne la liste des clientes de la maison, parmi les femmes les plus en vue de leur temps : la romancière américaine Edith Wharton et la collectionneuse Gertrude Vanderbilt Whitney, la top model Naomi Campbell, la créatrice de mode Jeanne Damas et la chanteuse Beyoncé, qui cite la bijouterie de la place Vendôme dans sa chanson « LOVEHAPPY ».

Les créations de Chaumet sont vendues à la bijouterie Birks à Montréal, mais la maison ne possède pas encore de boutiques aux Etats-Unis. Les amateurs américains opteront pour le service de vente à distance, qui confirme envoyer beaucoup de bijoux aux Etats-Unis, et les beaux livres d’Assouline. Chaque année au moment des fêtes, l’éditeur new-yorkais publie un coffret de trois ouvrages traitant chacun d’un thème de l’univers Chaumet : l’esquisse qui précède la création de chaque bijou, les montres, introduites en 1811, ou encore les couronnes et les parures royales. Une collection justement intitulée « Mémoire ».


Chaumet: Les Ciels de Chaumet, Precious Time, The Art of the Line de Domizio Sassetelli, David Chokron et Jérôme Neutres, Assouline, 2019.


Article publié dans le numéro de décembre 2019 de France-AmériqueS’abonner au magazine.

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